[…] Considérez ainsi le vaste monde comme une construction exécutée par des êtres naturels, hiérarchisés et organisés selon une planification maîtresse et par une chaîne d’instances directrices allant du Maître-d’oeuvre suprême jusqu’au plus petit être de la nature chargé d’assister le papillon ou la fleur.

Le texte ci-dessous est extrait des « Appels pour la Vie »

Reçu par André Fischer, le 19 juin 1984

Demandez-vous une fois sérieusement comment il serait possible de réaliser la coopération de plusieurs milliards de cellules d’un corps vivant, afin de former par exemple un papillon, sans un ensemble de lois, une légalité assurant la coordination et sans une guidance constructive.

Déjà quand vous construisez un bâtiment terrestre vous devez recourir à l’aide de l’ordre et de la direction. Vous le faites en créant une planification qui d’avance tient compte des lois physiques des matériaux de construction, qui détermine l’image du bâtiment à ériger et qui englobe également la direction du personnel ouvrier dans sa répartition dans l’espace et son engagement dans le temps. L’ordre dans le travail, la solidité du bâtiment à édifier et sa correspondance avec l’image du plan directeur demandent la prise permanente de décisions et des comptes-rendus permanents sur l’avancement des travaux. Cela n’est possible que si la totalité du personnel est soumis à une hiérarchie rigoureuse depuis le manœuvre, le chef d’équipe, le chef de chantier, les ingénieurs jusqu’au véritable et unique maître-d’œuvre. Si tel est le cas, le travail se déroule en ordre, l’édifice progresse conformément à la planification et ainsi vous pourrez bientôt vous réjouir d’une bonne et solide maison.

Si en toute logique vous voulez tenir compte de cette expérience, comment voulez-vous concevoir la construction du Corps d’un papillon avec ses structures, ses fonctions, ses métamorphoses et sa beauté, sans planification et sans direction ? Vous pensez que tout cela résulte de la programmation des gènes des cellules. Vous avez raison, néanmoins essayons de penser plus loin !

Que se passe-t-il donc lors du travail des robots que l’on utilise maintenant, par exemple dans l’industrie automobile ? Ce travail aussi est automatique et ses phases sont pilotées par un programme.

Mais qu’est-ce donc qu’un programme ? Il consiste en une analyse précise du travail envisagé, déterminant l’espace et le temps de chaque mouvement, disant donc où et quand il doit avoir lieu. Cela n’est rien d’autre qu’une planification et une direction ordonnées, introduites une fois pour toutes dans la machine. Comme il s’agit d’un même travail répétitif il peut être automatisé, libéré de toute réflexion, donc être exécuté par la matière non vivante. La programmation est ainsi la transposition d’une planification, d’une direction et d’une détermination humaines sur un dispositif mécanique.

Retenons donc que la planification et la direction restent actives, bien que sous une forme transposée.

Enfin faut-il aussi que l’engagement des divers robots soit à son tour planifié et dirigé par l’homme, de sorte que l’on peut dire qu’il y a partout et toujours planification, direction et que seules les manières d’application changent.

Revenons maintenant à la programmation des cellules du papillon. Là encore le programme est une planification et une direction fixées sur un support matériel. Il comporte l’image du corps à construire et la suite des ordres nécessaires à l’exécution de sa croissance et de ses changements. Toutefois la création d’une image et d’un enchaînement d’ordres est un acte de pensée consciente qui a dû avoir lieu à un moment donné, mais pas dans le papillon puisqu’il n’existait pas encore. Seul un autre être, admettons un être puissant de la nature, peut être considéré comme créateur du programme, même si cette création a pu nécessiter des temps très longs et si ces interventions pensées se sont faites sous forme de mutations dirigées ou planifiées.

Votre logique humaine vous oblige à accepter cette hypothèse. Que l’être naturel opérant-là demeure en règle générale invisible à vos yeux cela n’a aucune importance, car de toute façon le résultat visible de la planification et de la direction est là.

Lors du travail d’un robot les hommes qui l’ont construit sont également invisibles. Pourtant l’homme, comme être pensant, planifiant et exécutant, ne peut en aucun cas être exclu de l’existence du robot.

Que vous disent à présent ces exemples du robot, de la construction d’un bâtiment et du développement du papillon ? Ils vous disent que dans tout processus de la nature, depuis la cellule d’un être vivant corporel, même depuis l’atome tourbillonnant d’un élément jusqu’au corps céleste d’un système cosmique, il faut admettre en dernier ressort l’action permanente d’une planification et d’une direction. Le résultat, donc l’ordre, l’harmonie cosmique et l’ascension de la vie est là, clair et tangible, même si les exécutants, les petits et les grands êtres de la nature, ne sont pas visibles pour vous.

Vous devez donc modifier et compléter votre conception du monde si vous voulez rester logiques et véridiques. Considérez ainsi le vaste monde comme une construction exécutée par des êtres naturels, hiérarchisés et organisés selon une planification maîtresse et par une chaîne d’instances directrices allant du Maïître-d’oeuvre suprême jusqu’au plus petit être de la nature chargé d’assister le papillon ou la fleur.

Vous, les hommes, vous êtes au milieu de cette gigantesque construction, au milieu de ce puissant processus de croissance, comme fruit du monde, comme partie de cette nature née d’une planification et d’une direction.

Mais qu’êtes-vous, quelle est votre relation avec la planification et la direction du monde? Vous ne le savez pas ! C’est pour cela que vous vous êtes isolés, que vous avez établi vos propres législations et que, privés de plan et de guidance, vous courez à la perte obstinément voulue.

Regardez donc la grande et vivante image du monde qui vient de vous être montrée. Voulez-vous continuer à croire que le grand planificateur et conducteur du monde qui a construit et qui entretient l’univers dans une sagesse sans pareille ait fait naître l’une de ses meilleures œuvres, l’homme, sans lui donner la possibilité de connaître sa nature, son but et son chemin pour devenir coopérateur dans la grande planification ? Non, vous êtes une partie de la nature et avez ainsi à participer à la planification et à la direction du Créateur pour édifier la nature et le monde. Participer et coopérer consciemment, voilà votre destinée concédée en sagesse et en bonté.

Écoutez maintenant ce qui vous rend «initié» et coopérant pour votre bonheur et pour le salut du monde, si vous voulez sincèrement acquérir une plus haute compréhension de votre existence :

« Vous, hommes, n’êtes pas des êtres de la nature mais des êtres spirituels. Votre mission ne réside pas dans la construction de la Création, mais dans l’expansion de la paix et du bonheur. Ce n’est toutefois pas votre intellect terrestre et égoïste qui en est capable, seulement votre plus profonde et plus généreuse aspiration spirituelle. Éveillez cette aspiration au grand, au pur, à la paix du monde et au bonheur de tous les êtres, développez la capacité d’amour de votre esprit éternel et son profond sens de la justice, acquerrez la noblesse de l’acte pur qui est constructif et qui génère la paix ! »

Voilà qui fait partie du plan de Dieu ! Et c’est à cette fin aussi qu’a été construite la chaîne particulière de guidance spirituelle, parallèle à celle des êtres de la nature, qui vous assiste et vous fortifie afin que chacun de vous se raccorde à cette lumineuse chaîne en tant que nouveau maillon, pour continuer l’expansion de la paix et du bonheur dans la vie et le devenir des mondes.

Pour cela éveillez votre intuition afin qu’elle réalise le contact avec l’assistant spirituel qui est le plus proche de vous, qui est lui-même inséré dans la grande chaîne de guidance et commis à votre assistance attentive.

Écoutez votre intuition, les mouvements de votre cœur, la voix de votre conscience, car c’est là le langage de votre esprit que vous avez longtemps opprimé et qui veut à présent vivre, agir et ne plus étouffer et mourir dans l’ancestrale, dans la diabolique, dans l’inhumaine omnipotence de votre intellect.


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