C’est en conduisant Maël , 21 ans, en covoiturage sur la route de Nantes à Fréhel que je découvre La Bidouillerie. Un super concept de colonies de vacances qui un jour, peut-être, se généralisera ?

Maël est « mono » mais dans ses colos, il n’y a pas de chefs. Ni entre les accompagnants, ni avec les enfants. Ces derniers ont le même poids que celui des adultes quant aux décisions à prendre. Ce sont eux qui décident de ce qu’ils veulent manger, des activités à faire, du rythme de la journée. Les adultes sont essentiellement là pour rappeler et garantir un certain équilibre alimentaire et budgétaire, ainsi que la sécurité. Les enfants sont au courant des possibilités et contraintes, dans une joyeuse transparence.

Rien n’est figé et c’est l’intelligence collective qui agit. Et ce qui est super, c’est que cela crée un lien naturellement responsable et bienveillant entre des enfants de milieu très différents, qui apprennent à se connaître et à vivre ensemble en portant un regard neuf sur leurs différentes qualités et traits de caractère.

« Depuis janvier 2013, l’association la Bidouillerie propose des colonies de vacances pas comme les autres. Inspirées des méthodes d’éducation dites « actives », leurs séjours privilégient l’environnement et l’humain plutôt que les activités de consommation.
Autonomie des enfants, Nature, Do It Yourself, repas bio et locaux… Tel est le programme de La Bidouillerie. »

« A l’opposé de la marchandisation des colonies de vacances, l’association entend placer la relation à l’autre au cœur de ses séjours. Les enfants n’y sont plus consommateurs de prestations -lasergame, kart, poney- mais bel et bien acteurs. Pour cela, les animateurs s’inspirent de méthodes d’éducation alternative telles que Freinet ou Montessori. « Il n’y a pas de planning imposé pour les séjours », explique Yoann Gény, « quand les enfants arrivent, tout est possible ». Un « fil des envies de faire » recueille ainsi les souhaits des enfants et chaque jour, un forum a lieu afin qu’ils préparent la journée du lendemain. « Une année, un groupe d’enfants voulait fabriquer des petits bateaux en bois, d’autres voulaient faire de la voile », retrace Yoann Gény. « On a concilié les deux, et les enfants ont construit un radeau de A à Z», se réjouit-il. Grâce à cette approche, les animateurs retrouvent également une place épanouissante : ils ne sont plus cantonnés à un rôle de surveillance. Et sont bien plus nombreux. Les séjours de la Bidouillerie, c’est une proportion d’un adulte encadrant pour quatre enfants. « 

Pour en savoir plus :

Asso La Bidouillerie Rennes

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