Voici un film que je trouve magnifique tant par ses images que par le témoignage et l’enseignement de cet homme, Kim, qui nous partage sa vérité, sa quête de l’essentiel. Beau voyage !

« Je pense que de s’interroger sur nos origines, essayer de comprendre d’autres humanités, c’est accepter d’être conscient et d’assumer ce qu’est notre humanité aujourd’hui. Ce n’est pas fuir le monde moderne, c’est accepter de le voir avec le plus de recul possible. »

« Mon seul danger c’est moi-même. C’est mon ignorance quand je crois savoir, c’est être convaincu de quelque chose qui n’existe pas. C’est ça le vrai danger. La nature n’est ni hostile ni accueillante, elle est c’est tout. »

Kim Pasche

Autres paroles de Kim :

« Je ne pense pas qu’on puisse apprendre la nature aux autres, par contre on peut désapprendre pleins de choses pour que les gens aillent vers la nature.
On effeuille, on découvre les gens. Je pense que c’est plutôt ça, on leur apprend à enlever des couches, à être moins lourd, plus léger. »

« J’ai toujours eu cette intuition, qu’en fait, ce qu’on croit être compliqué, fastidieux, désagréable dans le mode de vie préhistorique est faussé par notre vision moderne ; parce qu’on n’en n’a pas l’habitude, que ce ne sont juste pas nos objets,  mais qu’à force de vivre avec, ils peuvent être tout aussi efficace que nos objets modernes. »

« La chasse, pour moi c’est un peu mon ultime frontière dans le contact avec la nature non humaine. J’y vis les choses les plus fortes dans mon existence. Quand on se retrouve à regarder dans les yeux une proie qu’on met à mort… Et puis tuer un animal… J’y sens à la fois la rage du prédateur, le besoin d’être implacable parce que ma vie en dépend, et à la fois j’y vois toute la compassion, la tendresse que je peux avoir pour ce même animal. C’est très paradoxal. Ça pousse à des émotions que je ne connais pas ailleurs, que je n’ai pas vécu dans d’autres circonstances de vie.
[…] Après avoir chassé un animal à l’arc, ce qui me touche au-delà d’être triste ou heureux, c’est d’avoir l’impression pour un bref moment de m’inscrire vraiment dans un Tout, dans lequel je me fonds au même titre que les autres animaux, les autres plantes. »

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