Je vous partage un témoignage rare qui m’a touché.

De nombreux êtres humains ne se reconnaissent pas naturellement dans le genre de leur corps. Des hommes ne se sentent pas hommes, des femmes ne se sentent pas femmes. Nous savons tous que ce n’est que récemment que l’homosexualité, la trans-sexualité et autres profils atypiques sont reconnus dans nos sociétés.

Pendant longtemps la question ne m’intéressait pas vraiment. Jusqu’à ce que je découvre les revendications de plus en plus fortes de groupes militants LGBT (Lesbien-Gay-Bi-Transexuels). Connaissant les dérives de l’hypersexualisation et le culte du « moi je » (voir à ce sujet cette vidéo en 3 parties), j’ai toujours été dérangé par la façon dont ce sujet est traité. A notre époque où le matérialisme et l’égocentrisme ont atteint leur paroxysme, beaucoup se réfugient derrière les apparences. Je me trompe peut-être mais j’ai le sentiment que la plupart des personnes en conflit de genre se retrouvent exposées à un seul discours qui, loin de répondre à leur quête identitaire, les égare plus qu’autre chose. Ce discours ressemble à ceci : « Tu te sens femme mais tu as un corps d’homme ? Et bien il te suffit de changer de nom, d’état civil et de subir une opération chirurgicale pour changer d’organe et d’apparence. Chacun fait ce qu’il veut et aujourd’hui tu as le pouvoir de faire ce que tu veux. » C’est là une réponse superficielle, qui ne parle qu’à l’ego.

Où est la réflexion spirituelle ? Où est la quête de sens, du pourquoi ? Croire que, pour trouver la paix avec soi-même et avec le monde, il suffit de changer de corps ou d’état civil, de s’habiller comme on l’entend, de se sentir libre d’avoir des rapports intimes avec qui l’on veut, ou de revendiquer le droit de se marier ou d’avoir des enfants n’est-il pas illusoire ?

N’étant pas directement concerné, je m’exprime peu sur ce sujet délicat. Cependant j’aimerai partager ici, telles que je les ai intégrées, quelques notions spirituelles concernant le genre masculin ou féminin de l’être humain de la Terre. (réflexions tirées de l’œuvre d’Abdruschin Dans la Lumière de la Vérité)

Jadis, sur notre plan spirituel d’origine, nous naissions sans genre particulier. Notre noyau spirituel n’était alors qu’à l’état d’un simple germe, recélant en lui tous ses potentiels inaccomplis. Un germe d’esprit, inconscient de lui-même, poussé par l’impulsion innée de se déployer et d’évoluer vers la pleine conscience de soi. Et voilà la grande aventure qui démarre ! Celle qui va nous permettre de descendre jusque dans l’incarnation pour vivre des expériences afin de nous éveiller à nous-mêmes et à la vaste Création à laquelle nous appartenons. Car il n’y a qu’à travers l’expérience vécue que l’on peut évoluer de l’inconscience à la conscience.

Dès son origine, grâce à sa libre-volonté qui lui donne le pouvoir d’orienter ses choix, l’esprit humain a commencé à se mouvoir selon des aspirations propres, personnelles. Avant même notre première incarnation, dans notre traversée des plans de matière éthérée (la matière éthérée, aussi appelé « l’Au-delà », est le plan situé entre notre plan spirituel d’origine et le plan de matière dense dans lequel nous nous trouvons), d’innombrables influences extérieures stimulèrent et éveillèrent la curiosité de notre âme : des formes, des couleurs et des sons qui interpellaient notre conscience. Comme un groupe d’enfants qui entre pour la première fois dans un grand parc d’attraction, l’un ira courir vers ce manège au bout de l’allée, l’autre suivra l’odeur de la barbe-à-papa, un autre choisira d’approcher la mascotte qui déambule par là-bas etc. Et chacun se disperse librement selon ses envies.

Ainsi nos jeunes âmes, dans l’au-delà, se sentirent attirés par des vibrations de genre différent, révélant nos premiers choix, nos premières préférences, nos premières différences. Si l’âme développe une affinité pour des vibrations majoritairement actives, elle se formera masculine. C’est-à-dire que ce sont les parties actives, ou positives qui reposent en elle qui s’éveilleront en particulier, et son activité sera positive. Si sa préférence va pour des vibrations passives, l’âme deviendra féminine. Dans la nature des choses, en correspondance avec la Loi d’attraction des affinités, l’âme s’incarnera en conséquence dans un corps de chair correspondant : homme ou femme, afin d’œuvrer sur Terre selon ses affinités et aspirations choisies.

Par actif et passif, ou positif et négatif, nous entendons les qualités complémentaires et opposées qui forment l’unité du genre spirituel, telles les deux pôles d’une pile, les deux états d’un interrupteur, la contraction et la décontraction, ou encore l’émission et la réception etc. La partie passive est plus fine, plus subtile et en conséquence, plus sensible et plus intuitive. Yin. La partie active est plus dense, concrète, apte à se déployer vigoureusement. Yang.

Naturellement, chacun de nous est donc « constitué » à la fois de masculin et de féminin dans différentes proportions. Cependant, la dominante déterminera le genre de notre incarnation. Au cours de notre existence, mais aussi d’incarnation en incarnation, ce rapport peut évoluer. Il y a de fortes chances que la plupart d’entre nous se soient déjà incarnés au moins une fois en tant que femme et en tant qu’homme.

Il arrive que certaines âmes ne répondent pas au mandat d’incarnation correspondant à leur genre. D’après ce que j’ai compris, et l’exemple qui suit n’engage que moi, si une femme par exemple suit un chemin contraire à la vibration naturelle de son âme en enviant les hommes, en s’imaginant être un homme, en se comportant comme un homme, ou encore en n’honorant pas les qualités et la délicatesse du féminin dont elle avait pourtant choisi d’être la gardienne et le porte-flambeau, alors, en réponse à son propre vouloir, il est possible que cette âme féminine se réincarne lors de sa prochaine existence dans un corps d’homme.

Quoiqu’il arrive, le phénomène de l’incarnation de l’âme s’inscrit toujours dans le cadre des Lois Originelles et rien n’arrive par hasard.

Quand à découvrir quelles sont les prises de conscience, les expériences et les leçons à tirer, mais aussi la raison d’être ou la mission de ces âmes qui s’incarnent dans un corps différents de leur genre, elles seules peuvent en témoigner.

C’est ainsi que j’en arrive à vous partager cette vidéo que j’ai découvert aujourd’hui. Beaucoup connaissent Isabelle Padovani qui s’est engagée depuis de nombreuses années sur un chemin spirituel. En particulier un chemin de connaissance de soi, d’amour de soi et de l’autre. Son expérience et son témoignage sont suffisamment singuliers pour me donner l’élan de le partager. Je crois qu’il peut toucher positivement beaucoup de personnes concernées par le sujet, et nous donner à tous l’occasion d’évoluer ensemble dans la compréhension et le respect de nos singularités et différences. Nous sommes ici pour apprendre à nous aimer, alors merci à tous ceux qui, comme Isa, contribuent à plus de conscience et à un meilleur vivre ensemble !

Partager sur